Du transport des grumes à la découpe en scierie jusqu’à la fabrication des châssis, Patrick Dupriez, Président du Parlement Wallon et Georges Gilkinet, Député fédéral, accompagnés de mandataires régionaux et locaux ont visité ce vendredi 25 octobre des entreprises de la filière bois implantées dans la commune de Bièvre.

Les trois entreprises visitées, les Ateliers Léonet, la menuiserie Martin et la scierie de Graide sont toutes les trois des entreprises familiales, implantées depuis plusieurs générations dans la commune.

Ainsi, les Ateliers Léonet, spécialisés dans la fabrication de remorques pour le transport de grumes, occupent 13 personnes et sont aujourd’hui les seuls en Belgique à fabriquer des grumiers sur mesure, en fonction de l’activité spécifique du transporteur. L’entreprise se distingue par son savoir faire très pointu. Cette première visite a été l’occasion d’aborder avec Maxime Léonet les menaces pesant sur la survie des scieries de feuillus wallonnes. En effet, l’augmentation de la demande induit une exploitation accrue qui n’est pas compensée par les nouvelles plantations. Pour une gestion durable de nos forêts, une véritable politique de replantation, que ce soit dans le chef des communes ou de la DNF, est plus que nécessaire !

La menuiserie Martin, bien que restant une menuiserie générale, s’est spécialisée dans la fabrication de châssis « sur mesure » et compte parmi les cinq plus importantes menuiseries wallonnes. Dans un esprit familial, la menuiserie emploie une quarantaine d’ouvriers, qui tous se sentent responsables d’une qualité irréprochable des produits, et met en œuvre, avec un déménagement prévu dans les prochains mois et malgré la frilosité des banques, les investissements nécessaires à son développement futur.

La scierie de Graide, gérée elle aussi de façon familiale depuis 3 générations, scie un volume de résineux (80% d’épicéa et 20% de douglas) de 250 m³/jour et emploie 15 personnes. Ici aussi, l’accent a été mis sur la nécessité de se montrer particulièrement vigilant quant au maintien du capital forestier à sa bonne gestion et son renouvellement. Trop de parcelles non-matures font actuellement l’objet de « mise à blanc » et la continuité des investissements forestiers n’est pas naturellement assurée.

Les directeurs d’entreprises que nous avons rencontrés ont initié, avec le soutien des intercommunales de développement économique BEP et IDELUX, un club d’entrepreneurs « à cheval » sur les provinces de Namur et du Luxembourg, le C2P (club des 2 provinces). Ce club compte 80 entrepreneurs, dont 14 fondateurs, répartis sur 11 communes dans un “bassin de vie” cohérent. A travers des conférences et des rencontres, leur objectif est de partager leurs expériences et ainsi de développer leurs réseaux respectifs.

Une semaine après les visites d’une Entreprise de travail adapté à Beauraing, cette demi-journée s’inscrit dans le « tour » que réalisent actuellement ECOLO auprès des entreprises dynamiques et créatrices d’emploi dans le sud namurois, Toutes ces rencontres s’inscrivent dans notre volonté de relocalisation de l’économie. Elles permettent non seulement de se mettre à l’écoute des préoccupations des entrepreneurs mais également de présenter les propositions d’ECOLO pour les soutenir, notamment via le financement de l’activité des PME par les banques mais également par l’instauration de conditions de concurrence plus loyales à leur bénéfice.

 

Share This