Ecolo a pris connaissance des premières informations relatives à la mise en œuvre sur le terrain, ligne par ligne, gare après gare, du nouveau plan de transport de la SNCB. Les informations diffusées sur ce plan de transport ont déjà provoqué des réactions vives des associations de voyageurs, à raison…

En effet, ce plan, approuvé par le Conseil d’administration de la SNCB, manque cruellement d’ambitions au moment où chacun se plaît à rappeler la nécessité d’offrir aux Belges des alternatives à la voiture pour se rendre au travail, à l’école, au concert, ou chez ses proches. Tout au contraire, la qualité de l’offre est menacée et particulièrement en milieu rural.

Le plan de transport est notamment marqué par :

- un accroissement assez généralisé des temps de parcours pour tenter de lutter ainsi contre les très mauvaises performances de ponctualité ;
- la diminution de l’offre par la réduction des amplitudes : moins de trains le matin tôt et le soir tard, particulièrement en milieu rural ;
- l’absence d’une offre RER digne de ce nom et d’une desserte intra-bruxelloise qui pourrait efficacement contribuer à décongestionner la Région bruxelloise
- une refonte de l’offre IC-IR dont on pressent qu’elle touchera les petites gares et/ou rallongera le temps de parcours des trains directs.

Malgré l’augmentation du nombre de voyageurs constatée, l’offre globale de trains n’augmentera pas durant les trois prochaines années. Cette stabilité du nombre de trains/km tient compte des contraintes budgétaires a rappelé le patron de la SNCB, Monsieur J. Cornu à la Chambre. Et donc une offre RER digne de ce nom est remise aux calendes grecques malgré les promesses et le chaos automobile qui règne chaque dans la capitale. Il s’agit d’une logique fataliste inacceptable pour Ecolo.

Il y a des points positifs dans le plan de transport, comme des fréquences plus élevées sur quelques grandes lignes, ou encore un meilleur cadencement et une meilleure lisibilité de l’offre. Ces points positifs sont cependant insuffisants.

Le dogme d’une SNCB qui transporte les voyageurs d’une grande ville à l’autre aux heures de pointe, sort renforcé par ce plan de transport. Cela est encore aggravé par le manque de moyens mis à disposition par l’Etat fédéral et par les flux financiers entre Infrabel et la SNCB. Ce sont les usagers en zone rurale qui vont en souffrir.

Pour Ecolo, il s’agit de nouveaux signaux désastreux adressés à l’automobiliste qui souhaiterait changer de comportement et à celles et ceux qui resteront à quai. Le plan de transport de la SNCB passe à côté des enjeux de mobilité de notre temps. Il doit être revu !

Share This