ECOLO estime les progrès insuffisants et demande de nouvelles adaptations

Les représentants ECOLO ont pris connaissance ce lundi 30 juin des adaptations apportées au futur Plan de Transport de la SNCB par rapport à la première version présentée au mois d’avril.

ECOLO prend acte de ces ajustements positifs décidés, notamment par rapport à la ligne 132 entre Couvin et Charleroi et l’instauration d’un train direct par jour entre Bruxelles-Midi et Dinant.

Ces ajustements restent cependant tout à fait insuffisants par rapport à la suppression annoncée de trains du matin et du soir, à l’allongement de la durée des trajets entre Namur et Bruxelles, à l’enjeu de la ruralité, à l’absence d’une réelle concertation avec le Groupe TEC. ECOLO maintient donc son appréciation négative de ce nouveau Plan de Transport pour ce qui concerne les navetteurs namurois.

Nous regrettons que la SNCB n’apporte pas, à ce stade, les améliorations nécessaires à son plan initial.

ECOLO attire aussi plus particulièrement l’attention sur les navetteurs locaux situés entre Namur et Ciney (Sart-Bernard, Courrière, Assesse, Natoye,…) qui subissent lourdement les conséquences des travaux de modernisation de la ligne 162, avec la suppression de plusieurs train P, la multiplication de retards et d’incidents et aussi l’annonce pour le mois de décembre 2014 de la suppression provisoire de divers points d’arrêt et de l’organisation d’un service de navettes par bus.

Cette situation pénalise à nouveau les navetteurs ruraux. C’est la raison pour laquelle ECOLO réclame de nouvelles adaptations horaires afin de maintenir le service local sur cette ligne. Ces adaptations sont possibles avec un peu de créativité et de bonne volonté. Elles sont d’autant plus nécessaires par rapport à l’impact potentialité pour la mobilité namuroise de ces suppressions de trains locaux utilisés par les travailleurs, étudiants ou clients qui habitent au sud de Namur-Ville.

Plus généralement, l’élaboration du nouveau Plan de Transport relève de choix politique quant au rôle du transport ferroviaire, à notre sens majeur et structurant, dans la politique de mobilité. ECOLO demande donc que le Gouvernement fédéral accorde au rail les moyens qui lui permettent d’apporter une réponse aux besoins de mobilité à la hauteur des attentes des usagers et des enjeux en termes de congestion automobile et de pollution atmosphérique.

Stéphane Hazée, député wallon

Georges Gilkinet, député fédéral

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