Les écologistes partagent les inquiétudes des producteurs laitiers quant à leur avenir et quant au futur de notre modèle agricole.

Face aux conditions économiques insoutenables auxquels ils sont soumis, des réponses urgentes et structurelles sont nécessaires au plan régional comme au plan fédéral et au plan européen.

Le co-président d’Ecolo Patrick Dupriez précise « Les manifestations des producteurs laitiers sont la traduction d’un malaise profond. Nul ne peut accepter de travailler à perte. La suppression des quotas laitiers et de toute logique de régulation de l’offre risquent de conduire le monde agricole wallon et belge à leur perte et de faire disparaître une agriculture à taille humaine, de proximité, essentielle à notre société et à notre environnement. Cette situation appelle une réaction politique forte et efficace. »

Pour Georges Gilkinet, député fédéral et Hélène Ryckmans, députée wallonne : « Une première étape essentielle dans cette perspective est le sommet européen agricole du 7 septembre. Les Ministres Collin, pour la Wallonie, et Borsus, pour l’État fédéral, doivent venir présenter préalablement à ce sommet, devant leur Parlement respectif, les initiatives qu’ils ont prises en vue d’une sortie de crise. Nous demandons donc aux présidents d’assemblées de convoquer au plus tôt les commissions ad hoc ».

Plus précisément, les écologistes souhaitent entendre René Collin et Willy Borsus sur les contacts pris avec des Ministres de l’Agriculture d’autres pays européens en vue de construire des alliances permettant d’imposer les solutions nécessaires à la sortie de crise, notamment pour une nouvelle régulation de l’offre après la disparition des quotas laitiers. Où en sont par ailleurs les discussions avec les différents intervenants de la chaîne de transformation en vue de la fixation d’un prix minimum du litre de lait au bénéfice du producteur ? Quelles sont les solutions trouvées à court terme pour soulager la trésorerie des producteurs laitiers ?

Patrick Dupriez conclut : « Plus que jamais, le modèle économique imposé par l’industrie agroalimentaire et permis par la dérégulation du secteur agricole montre ses limites. La responsabilité politique est de défendre un autre modèle agricole, économiquement viable pour ses travailleurs, producteur de qualité et respectueux de l’environnement. » A tous les niveaux, des initiatives doivent être prises pour permettre sa subsistance ou son émergence.

 

Georges Gilkinet
Député fédéral
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