La proposition de décret d’Ecolo visant à assurer la présence d’au moins 1/3 de représentants de chaque genre dans les collèges communaux et provinciaux a été approuvée ce mardi à l’unanimité en commission du Parlement de Wallonie. Une fois qu’elle aura été confirmée par la séance plénière, cette importante avancée va modifier profondément, dès les prochaines élections communales, le visage des collèges communaux namurois. Aujourd’hui, moins de la moitié d’entre eux comprend au moins 1/3 de femmes.

Comme le souligne Pauline Dewandre, coprésidente régionale, « Une participation plus égalitaire des femmes et des hommes au sein de nos institutions est un enjeu démocratique important, a fortiori dans le contexte de crise de confiance en la politique que nous connaissons ».

L’évolution vers une présence renforcée des femmes dans les enceintes démocratiques s’est rarement produite naturellement. Elle a souvent été rendue possible par l’instauration de quotas fixés par la législation.

En 2015, les députés verts Hélène Ryckmans et Stéphane Hazée avaient déposé une proposition de décret visant à ce que chaque collège communal ou provincial compte au moins 1/3 de femmes ou 1/3 d’hommes. Ce mardi 11 juillet, cette proposition a été approuvée à l’unanimité par la Commission des Pouvoirs locaux du Parlement de Wallonie, ce qui laisse augurer une adoption en plénière dès la rentrée et son entrée en vigueur dès les élections de 2018.

En province de Namur, l’évolution sera sensible. En effet, actuellement, les collèges communaux (bourgmestres, échevins et présidents de CPAS) y comptent en moyenne à peine 27,31 % de femmes contre 72,69% d’hommes. Des communes importantes de la Province comme Ciney, Dinant, Eghezée, Gembloux, Fosses ou Sambreville sont conduites par des exécutifs comprenant une seule femme soit seulement 14,29 % des élus exécutifs de ces communes. Pareille situation est difficilement acceptable en 2017, alors que les femmes constituent la moité de la population !1

Pour Stéphane Hazée, « L’adoption de la proposition ce mardi en commission constitue une avancée démocratique incontestable. Cette mesure va permettre que les collèges communaux soient davantage représentatifs de la population et plus sensibles aux questions de genre et à tous les enjeux d’égalité qu’elles représentent. En parallèle, il reste évidemment un travail de longue haleine pour lutter contre les stéréotypes dès le plus jeune âge. Nous continuerons d’y travailler ».

Stéphane Hazée

Chef de groupe au Parlement de Wallonie

Paulien Dewandre

Co-présidente régionale

1 Ce sont souvent les écologistes qui sont à l’initiative des textes visant à donner aux femmes la place qui leur revient dans le processus démocratique. Logiquement, ils concrétisent eux-même cet engagement. En effet, Ecolo prend part actuellement à sept majorités communales dans le Namurois. Huit des douze échevin-e-s et président-e-s de CPAS verts sont des femmes, soit une proportion de 66,66 %.

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